4 solutions pour financer le développement d’une petite entreprise

financer le développement d'une petite entreprise

Pour une petite entreprise, trouver des sources de financement pour les projets de croissance n’est pas toujours facile. Pourtant, quand les commandes commencent à s’accumuler, le besoin de fonds augmente. Au fil du temps, le manque de liquidités se fait de plus en plus sentir. Heureusement, il existe des solutions financières à chaque problématique. Voici 4 moyens qui permettent de financer le développement d’une petite entreprise.

1. Les crédits bancaires à court, moyen et long terme

Le crédit représente la solution classique pour financer les projets de création et de développement d’entreprise. Il s’agit d’un prêt professionnel servant au financement des besoins en trésorerie et des investissements. Suivant la durée de remboursement, plusieurs types de crédit sont disponibles.

Le crédit à court terme

Un crédit est dit « à court terme » quand sa durée n’excède pas les 12 mois. En général, il est utilisé pour couvrir les besoins en trésorerie comme la facilité de caisse et le découvert bancaire. Le crédit de mobilisation de créances client en fait partie. Toutefois, il convient aussi pour financer les projets d’investissement de moindre envergure dans une petite entreprise.

Le crédit à moyen terme

Un crédit à moyen terme est un emprunt bancaire dont le remboursement se fait entre 2 et 7 ans. Dans la grande majorité des cas, ce type de financement est réservé à la réalisation de travaux et à l’acquisition de biens d’équipement. Ce qui s’inscrit parfaitement dans la logique de développement d’une petite entreprise.

Le crédit à long terme

Un prêt à long terme désigne un crédit bancaire qui dure plus de 7 ans. Généralement, il s’agit d’un financement important dédié aux investissements immobiliers de l’entreprise afin de développer et de pérenniser ses activités. Les établissements de crédit proposent différents produits pour tous les besoins comme le crédit-preneur.

2. Les dispositifs d’aides et autres subventions publiques

Diverses entités publiques fournissent aujourd’hui des aides et des subventions afin de permettre à une TPE de financer la croissance de ses activités. Comme pour les crédits bancaires, des dispositifs variés sont mis en place en fonction de la situation.

Prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un prêt à taux zéro. Les mensualités ne comportent pas d’intérêt. Il est octroyé sans caution ni garantie aux créateurs et aux repreneurs d’entreprises, ainsi qu’aux entreprises de moins de 7 ans. Sa spécificité est qu’il est accordé sur dossier à une personne physique pour l’aider à renforcer les fonds propres de son entreprise.

Prêt croissance TPE

Comme son nom l’indique, ce dispositif est conçu pour les petites entreprises qui ont des projets de développement à financer. Ce prêt sans garantie leur permet d’obtenir un financement entre 10 000 et 50 000 euros. Il est proposé aux entrepreneurs par la BPI ou Banque publique d’investissement en partenariat avec les collectivités.

Avances remboursables et subventions

Les avances remboursables ressemblent à un prêt à taux zéro. Les TPE reçoivent une somme précise pour le financement d’un projet. Celle-ci est plafonnée au montant de leurs fonds propres. Quant à la subvention, il s’agit d’un don qui n’est pas à rembourser par l’entreprise.

3. Le financement du capital

Aussi appelé capital-risque, le financement du capital désigne une autre solution de financement afin de soutenir le développement des entreprises. Véritable choix stratégique, il consiste concrètement à ouvrir le capital à des investisseurs extérieurs qui sont des fonds d’investissement privés ou publics la plupart du temps. Plutôt contraignant en termes de rentabilité et du choix du secteur d’activité, il s’adresse généralement aux entreprises innovantes. Elles développent des produits, des services et des procédés novateurs qui génèrent des revenus conséquents.

4. Le financement participatif

Une petite entreprise peut aussi recourir au financement participatif afin de répondre au besoin en fonds de roulement lié à la croissance de ses activités. Moins contraignant que les diverses solutions de financement traditionnelles, il ne demande aucune garantie sur les actifs. La première possibilité est le crowdlending. Il consiste à lever des fonds auprès de particuliers et d’entreprises qui veulent investir dans des projets de développement. Pour recueillir des fonds, une petite entreprise n’a qu’à choisir parmi les différentes plateformes de financement participatif. Cependant, il est recommandé d’opter pour une plateforme agréée par l’Orias ou Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.

Le crowdfunding constitue une alternative au crowdlending. Il donne aux particuliers l’opportunité d’investir directement dans des entreprises dotées d’un fort potentiel de croissance. Ces deux solutions se différencient sur plusieurs points. D’abord, la contrepartie reçue par chaque contributeur, les rétributions financières, les risques et la fiscalité ne sont pas les mêmes.

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