Relier les continents, c’est possible ?

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Passer de l’Europe en Afrique en voiture pourrait devenir une réalité future du point de vue technique.Au-delà des questions politiques et sociales, l’union du continent africain avec le continent européen est un désir depuis des temps très reculés.Relier les continents par un pont , par des remblayes , tout est étudié à la réalisation de ce projet phénoménal.

Suite à l’évolution technologique que ce soit dans le monde de la télécommunication (téléphonie mobile, réseau internet), plusieurs projets sont à l’étude sont menées pour projeter le projet. Il existe plusieurs solutions viables, d’un point de vue technique, qui sont analysées ci-dessous.Les moyens mis en œuvre sont plus avancés et plus perfectionnés.

Exploits

Traverser la Manche à la nage est un exploit réalisé par le grand Philippe Croizon , un ancien ouvrier français devenu athlète suite à la perte de ses membres.

La première réalisation révolutionnaire est le fameux tunnel sous la Manche. Elle permet de relier le Royaume Uni aux autres pays d’Europe permettant ainsi aux marchandises de circuler. Les voies aériennes et maritimes étant privilégiées avant.

Dans le monde de la télécommunication ,la mise en place des fibres optiques en fonds marins a aussi permis de relier plusieurs continent virtuellement grâce à Internet. Déjà au XIX siècle , la mise en place du câble transatlantique a créé une révolution dans le monde de la communication d’antan. Les câbles télégraphiques transatlantiques sont en effet des câbles sous marins déposés au fond de l’Océan Atlantique . Tout cela  a permis de faire des études des profondeurs de la mer en vue de réaliser des infrastructures fiables et durables.

Utiliser un pont

La première ressource qui vient à l’esprit de chaque être humain est peut-être d’utiliser un pont qui relie les 14,4 km qui séparent les points les plus proches de l’Europe et de l’Afrique.

A priori, l’idée pourrait être réalisable, étant donné que le plus long pont du monde a une longueur totale de 164,8 km (Grand pont Danyang-Kunshan en Chine). Sur la base de ces prémisses, une solution qui a déjà été étudiée serait un hybride entre un pont à haubans et un pont suspendu.

Un pont suspendu car c’est le seul type capable de s’étendre sur plus de 1 000 m et à haubans pour réduire ces portées. Cela rappelle les premiers ponts à haubans, dont une partie était suspendue en raison d’une méconnaissance de la technique.

Difficultés

Le problème ici est de savoir où se trouvent les piles du pont. Dans un pourcentage élevé des ponts les plus longs du monde, le sol ferme se trouve uniformément dans toute la structure. Dans le cas du détroit de Gibraltar, la bathymétrie présente un profil très hétérogène et profond, à l’exception d’un plateau central qui semble être suffisamment ferme pour être construit.

Selon ce qui précède, les grandes profondeurs de l’océan seraient évitées, mais les lumières à sauver par un tel pont, qui n’aurait que 3 piles de kilomètres de haut, seraient grandement augmentées.

Autres solutions “ponts iles”

Une autre solution possible est de raccourcir artificiellement les distances entre les deux continents, c’est-à-dire en apportant de grandes quantités de matériaux sableux sur les deux côtes. C’est le système de ponts iles .C’est ainsi qu’est née l’idée de construire un pont-barrage dans le détroit de Gibraltar.

Ce projet comprendrait également un barrage qui viserait à réguler les eaux de la Méditerranée pour freiner l’effet de l’élévation du niveau de la mer. Cela pourrait permettre, par exemple, de prévenir les inondations dans la ville de Venise en contrôlant l’effet des marées.

Ce méga-projet, selon les estimations, nécessiterait un investissement de près de 4 milliards d’euros, générant plus de 350 000 emplois. En outre, il est prévu de construire une autoroute à plusieurs voies dans chaque direction et une ligne de chemin de fer qui favoriserait les relations commerciales entre les deux continents.

Un autre projet similaire, appelé Atlantropa, est également basé sur cette idée. L’argument principal du projet est la construction d’un énorme barrage hydroélectrique dans le détroit, entre autres, ce qui signifierait la fermeture de la mer Méditerranée. Avec cette décision, les eaux qui baignent une grande partie de l’Espagne proviendraient d’une mer intérieure. L’idée a été proposée pour la première fois le 1er mars 1928 par l’architecte allemand Herman Sörgel.

Enfin, la solution qui semble être la plus viable à l’heure actuelle et la seule qui reste en place est un tunnel ferroviaire à l’image de celui qui relie le Royaume-Uni et la France de l’autre côté de la Manche.

La solution choisie porte la longueur du tunnel à 38,7 km, dont 27,7 km sous le fond de la mer ; le reste du tronçon sera situé sous les deux rives. La pente maximale que les trains devraient franchir dans les deux sens serait nettement plus élevée que celle du tunnel sous la Manche susmentionné.