Que savez-vous sur les drones ?

Comment se déroulait la sécurité des données pendant la Seconde Guerre mondiale ?
novembre 25, 2020
Le clonage menace la sécurité des cartes SIM
novembre 25, 2020

Cette année, tout est resté pareil, mais il semble que les rennes du Père Noël pourraient se retrouver au chômage: Amazon prévoit d’expédier vos cadeaux de Noël par drone. La société affirme également que cette option de livraison – actuellement connue sous le nom de Prime Air – prendrait moins d’une demi-heure. 

Si vous regardez les joyeuses vidéos d’Amazon et de DHL, la livraison de marchandises avec de mignons mini hélicoptères est déjà soutenue par des entreprises de logistique. Une recherche du drone Parrot AR chez Amazon le montre clairement : il existe un hélicoptère entièrement fonctionnel disponible pour moins de 300 euros. Si c’est le cas, pourquoi ne pas réaliser le rêve dans quelques années, et pas aujourd’hui ? C’est très simple : il faut une autorisation spéciale des autorités du contrôle aérien pour effectuer de tels vols de livraison. Et ces autorités sont réticentes à délivrer de tels permis, car de nombreux inconvénients de ces drones ont déjà été démontrés.

Dans plusieurs pays

Les États-Unis, patrie de l’Amazonie, ont des règles très strictes pour les véhicules aériens sans pilote (UAV). En novembre, le plan pour le développement de règles générales sur les drones a été approuvé. Il est destiné à certifier les drones pour l’aviation civile. D’une part, cela résoudrait certains problèmes : les avions et les hélicoptères seraient autorisés à voler partout sans avoir besoin d’un permis spécial pour chaque ville. D’autre part, les autorités du contrôle aérien insistent pour que chaque avion en vol soit pris en charge par un vrai pilote, même s’il n’est pas assis directement dans la cabine. Cette exigence compromet la possibilité de livraison de drones : le concept devient tout à fait inutile car les coûts augmenteraient.

Après tout, une entreprise qui veut utiliser des drones doit respecter les mêmes règles strictes que les compagnies aériennes : certification et tests des pilotes, accès au cockpit (ou son équivalent) uniquement pour le personnel autorisé, etc. En d’autres termes, même dans cinq ans, les drones ne seront pas nécessairement totalement dépourvus de pilote si les grandes entreprises ne parviennent pas à convaincre les autorités de changer d’avis.

En Europe, par contre, les règles des autorités de contrôle du trafic aérien sont un peu plus souples. Les avions de moins de 150 kilogrammes sont classés comme “jouets” et ne sont pas soumis à la réglementation des autorités. Les appareils plus lourds, en revanche, sont soumis à une réglementation complexe visant à garantir que les drones sont intégrés sans problème dans l’air. 

Parce que chaque drone est couvert de caméras partout et – en raison de sa petite taille – peut voler très près des bâtiments et des gens. Par conséquent, les photos et les enregistrements vidéo non autorisés peuvent bien sûr devenir un problème.

Ce qui fait encore défaut aux projets de drones aux États-Unis et en Europe, c’est le respect des règles relatives à la vie privée. En effet, chaque drone est couvert de caméras partout et – en raison de sa petite taille – peut voler très près des bâtiments et des personnes. Par conséquent, les photos et les enregistrements vidéo non autorisés peuvent naturellement devenir un problème. Le législateur doit encore répondre à un certain nombre de questions et établir des règles, telles que l’objectif des enregistrements effectués, la manière d’autoriser les enregistrements pour les entreprises et les particuliers souhaitant utiliser des drones, la manière d’obtenir des autorisations, les autorités de contrôle requises, l’emplacement des enregistrements effectués, la durée de stockage des données et bien plus encore. Les informations enregistrées par les caméras des drones lors d’une livraison offrent naturellement un grand potentiel commercial. 

Comment empêcher la prise de contrôle illégale des drones ?

Comme l’ont récemment prouvé des chercheurs en sécurité, il est absolument possible de manipuler un signal GPS de manière à ce que, par exemple, un drone puisse être détourné et atterrir au mauvais endroit. Et, bien sûr, tout appareil commandé à distance risque d’être volé. Juste après qu’Amazon ait annoncé ses plans, le drone Skyjack a été introduit : l’appareil peut détourner les drones AR en les séparant de force de leur contrôleur sans fil et en les connectant au sien. Et comme l’a récemment fait remarquer la FAA, n’importe qui peut prendre le contrôle d’un drone : il y a de fortes chances pour que l’unité de contrôle soit un ordinateur portable ou une tablette simple et facilement portable qui peut être utilisé n’importe où – de sorte que les criminels peuvent en prendre le contrôle par la force du “pilote”.

Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident que les cybercriminels exploitent activement de nouvelles opportunités à fort potentiel de profit. Il est donc également clair que la perspective de vols de marchandises à distance et en toute sécurité – comme les expéditions en Amazonie – est une perspective intéressante. De plus, chaque livraison volée s’accompagne d’un grand bonus : un drone. Il peut alors être utilisé pour toutes sortes d’activités criminelles, de l’espionnage au terrorisme. Et il est clair que de tels incidents de drones – qu’ils soient intentionnels ou non – empêchent les autorités de donner une chance à une initiative telle qu’Amazon. Le Père Noël va donc continuer à travailler avec des traîneaux et des rennes pendant un certain temps, jusqu’à ce que la livraison du drone se soit avérée à l’abri du vol et des manipulations non autorisées.