Pourquoi les tarifs d’assurance auto augmentent en 2018 ?

L'assurance auto

C’est un constat avéré, les primes d’assurance auto vont augmenter durant l’année 2018. Cette augmentation va dans le sens de celle déjà enregistrée en 2017, et la grande majorité des compagnies françaises devraient suivre la même tendance. Quelles sont les raisons de cette hausse des tarifs ? Comment tirer son épingle du jeu tout en demeurant efficacement protégé contre les risques ? Voici quelques explications.

Pourquoi les tarifs d’assurance auto augment-ils ?

Tarif d'assurance d'auto

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Si vous souhaitez souscrire chez MAAF une assurance auto, ou auprès d’un autre assureur, vous devrez vous attendre à une augmentation des primes. Cette hausse s’exprimera généralement autour de 2%. Plusieurs causes peuvent être à l’origine de ce phénomène, à commencer par l’accroissement constant du coût des réparations de véhicules.

Selon les propos de la Maif rapportés par Les Echos, le prix des pièces détachées automobiles sont en constante augmentation. Cette hausse implique logiquement une charge supplémentaire sur les prises en charge effectuées par les assureurs.

Par ailleurs, la Fédération Française des Assurances a délivré un rapport en 2016, exposant une augmentation de près de 5% des indemnisations liées aux blessures et aux dommages corporels depuis 2010. Les chiffres de la sécurité routière vont d’ailleurs dans le sens ce constat, puisque les accidents connaissent aussi une augmentation. Les intempéries seraient également en cause, puisque les sinistres liés à la grêle ou aux orages sont de plus en plus fréquents.

Fin des répercussions de la loi Hamon

Lorsqu’elle est entrée en vigueur, la loi Hamon a eu un effet positif pour les clients des assureurs, dans la mesure où toutes les compagnies se sont senties obligées de ne pas augmenter leurs tarifs et de les geler.

Petit rafraîchissement de mémoire : concrètement, la loi Hamon consiste à autoriser les clients à changer de contrat d’assurance auto ou d’habitation à n’importe quel moment, dès lors qu’une première année d’engagement s’est déjà écoulée. Face à ce regain de concurrence, il s’agissait pour les assureurs de fidéliser leur clientèle, donc de ne pas inciter au départ en augmentant les tarifs.

Mais désormais, l’effet induit par cette loi est désormais dilué, et les compagnies s’autorisent à reprendre une hausse progressive des primes. Sorte de « session de rattrapage » du manque à gagner subi durant 2015 et 2016, cette tendance a démarré l’année dernière et se poursuivra tout au long de l’année 2018.

Comment réduire les effets de ces augmentations à venir ?

Afin d’éviter que ces augmentations n’impactent trop durement votre budget, une solution s’offre à vous : entrer dans les critères de ce que les assureurs définissent comme un « bon profil ». Contrairement aux profils dits « à risques », les bons profils ont toutes les chances de voir leurs primes stagner, voire même diminuer sous l’effet des réductions de fidélité ou du système de bonus/malus.

Mais qu’est-ce qu’un bon profil ? De manière concrète, il s’agit d’un conducteur n’ayant jamais d’accidents, et dont la sinistralité est relativement faible. Le bon profil a pour lui l’avantage de pouvoir négocier à la baisse sa prime d’assurance auto en faisant jouer la concurrence.

Et si les solutions proposées par la compagnie concernée ne vous satisfont pas, vous avez toujours la possibilité de profiter de la loi Hamon et de résilier votre contrat, pour choisir moins cher ailleurs. En effet, si l’impact de cette mesure a perdu en importance au fil du temps, elle perdure et vous permet toujours de changer d’assureur au bout d’un an d’engagement.

Enfin, gardez à l’esprit que les hausses annoncées se montrent relativement limitées. Si vous êtes considéré comme un profil à risques, une majoration de 2% sur une prime de 700 euros équivaut à 14 euros, le tout étalé sur un an.