Le « e-papier » va-t-il remplacer le bon vieux papier journal ?

bon vieux papier journal

Les journaux sont nombreux à être attirés par l’e-papier qui  permet de réaliser des économies substantielles sur les coûts d’impression et de distribution. Le premier journal  à s’y être lancé en France est le quotidien « Les échos », en proposant à ses lecteurs une version  numérique.

Le développement de  l’e-papier, le papier électronique, tend à se répandre à travers la presse française. Les raisons à cette nouvelle tendance paraissent évidentes. Premier avantage, la très faible consommation d’énergie, les avantages environnementaux et l’expérience des utilisateurs qui ne cesse de s’améliorer. L’e-papier est un médium qui vise à allier l’expérience d’une véritable feuille de papier avec de l’encre ordinaire avec des propriétés de réécriture. En dépit des inconvénients technologiques  comme les mauvaises couleurs et des vitesses de rafraîchissement trop faibles de l’écran, nombreux sont ceux qui pensent que l’e-papier impactera positivement sur le marché du papier traditionnel.

La faible consommation d’énergie et l’aspect écologique qui en découle sont encore dans la majorité des cas, les principales motivations pour acquérir ces nouvelles technologies. Sur le plan technique, les difficultés majeures restent actuellement encore l’insuffisance de contenu pour le médium et les limites au niveau de l’utilisation des couleurs lorsqu’il  s’agit de photos et d’images mobiles, l’e-papier n’est pas encore suffisamment performant pour le moment. A remarquer cependant que l’avantage de la faible consommation d’énergie risque de disparaître si la vidéo « full-motion » devait être supportée. Si l’on veut que l’e-papier devienne une alternative à part entière aux médias imprimés traditionnels, le prix des  consoles de visualisation devra également être revu à la baisse.

Nombreux sont ceux à penser que tous les journaux ont  intérêt à s’y lancer, et même plutôt rapidement. On comprend d’autant mieux cette idée quand on sait que 60% du prix de revient d’un journal est constitué par l’impression et la distribution. Mais, on peut bien sûr aussi se demander si  le lecteur de son côté est vraiment prêt à lâcher si vite son journal papier … Certains spécialistes des nouvelles technologies sont d’avis que le journal sur e-papier restera un marché de niche. C’était le cas, du CD ou du DVD, par exemple. Pour vraiment remplacer le papier les ingénieurs devront  encore faire un petit effort car ça restera toujours plus sympa de lire un bon gros bouquin sur la plage ou un journal dont les pages s’envolent sur la serviette d’à côté, surtout s’il s’agit d’une voisine.